Lycée Andreossy
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Un véritable campus lycéen

En cette rentrée 2017, le nouveau lycée professionnel François Andréossy va contribuer à faire émerger un véritable campus en périphérie de Castelnaudary (11). Construit entre deux établissements existants, le lycée d’enseignement général et technologique Jean Durand et le lycée agricole Pierre-Paul Riquet, il est destiné à abriter plusieurs fonctions communes : accueil, administration, documentation, salles de cours, hall technique, restaurant, logements et internat.

 

« Le principal enjeu était de faire communiquer les établissements entre eux, tout en préservant l’environnement paysager du site », explique David Hamerman, de l’atelier Hamerman Rouby Architectes, l’un des architectes du projet qui a travaillé en association avec le cabinet Cusy Maraval (architectes mandataires).

 

L’une des thématiques privilégiées a été celle du patio et du champ (campus). Des champs ont été préservés autour des sept bâtiments du nouveau lycée, qui ouvrent eux-mêmes sur une allée plantée de chênes grâce à des patios. « Chaque bâtiment est ainsi implanté au cœur d’un espace ouvert, vivant et végétalisé. »
Lycée Andreossy
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Un lieu témoin pour élèves du BTP

Pour la construction, les architectes ont aussi délaissé la traditionnelle brique rouge du Lauragais pour du béton.
« Comme ce lycée prépare aux métiers du bâtiment, nous avons choisi de montrer aux élèves toutes les potentialités d’un matériau d’aujourd’hui, à la fois noble et facile à travailler, qui permet de jouer sur les formes, les géométries et les lumières », précise David Hamerman.

 

Tout a donc été réalisé en béton, des planchers aux toitures, dont les colonnes préfabriquées et les parois moulées. Les murs de claustra aussi, qui servent à la fois d’enceinte, de brise-vue, de pare-soleil. Ce dispositif architectonique, tant fonctionnel qu’esthétique, a été réalisé par un assemblage de modules préfabriqués. Par le jeu d’ombres et de lumières, et par la teinte de la matière, l’ensemble du projet rappelle la proximité méditerranéenne du lieu.

 

Des bétons lisses et matricés

Élaboré par l’équipe de maîtrise d’œuvre en partenariat avec un ingénieur de l’École des Mines, Phillipe Devillers, le matériau des claustras est un béton lisse autonettoyant qui préserve sa couleur dans le temps, tandis que la façade des bâtiments est en béton matricé par les planches de coffrage.

« Sans être sophistiqué, ce projet a fait appel à toute la palette des techniques architecturales et constructives liées au béton, précise David Hamerman. Un matériau minéral aux multiples ressources qui permet toutes les alternances dans des délais réduits. » Il est également à noter que les bâtiments dédiés aux logements de fonction suivent les critères relatifs au “label très basse consommation”.

 

Démarrée en août 2015, la construction de l’ensemble des bâtiments, représentant une surface utile totale de 18 266 m², a été achevée en juin 2017, en même temps que les aménagements paysagers. Un chantier qui s’est déroulé comme prévu avec une forte mobilisation des entreprises chargées du gros œuvre et des abords.
« Entre les parois ajourées des claustras et l’aspect brut du béton matricé, les bâtiments et le paysage, les allées et les patios, notre volonté était de trouver un équilibre entre le minéral et le végétal, de jouer sur les émotions pour créer un parcours sensible autour du bâti et du vivant », conclut David Hamerman. Le résultat est à la hauteur des ambitions !

 

 


Par Éric Gautier, le 05/09/2017.