Qui est à l’origine de ce projet d’immeubles de bureaux dans le quartier Cassine de Chambéry, et quel défi comportait-il ?

Guillaume Grange : C’est la SAIEM de Chambéry (aujourd’hui Cristal Habitat, NDLR) qui est à l’origine de ce marché en conception-réalisation. Il s’agissait de créer un bâtiment de bureaux en seulement douze mois, y compris les aménagements intérieurs. Un délai particulièrement court, puisque ce type de bâtiment nécessite habituellement une quinzaine de mois. Pour répondre, nous nous sommes associés à l’entreprise de construction Léon Grosse.

Quels ont été vos choix afin de réduire les délais ?

G. G. : Nous avons retenu le principe d’un bâtiment qui serait le plus possible pré-industrialisé. Pour cela, nous avons fait le choix de panneaux de façades en béton préfabriqué, avec finition brute extérieure et intérieure. Nous avons aussi opté pour deux niveaux de parking en superstructure, et non pas en sous-sol, sur lesquels ont été posés les

Qui est à l’origine de ce projet d’immeubles de bureaux dans le quartier Cassine de Chambéry, et quel défi comportait-il ?

Guillaume Grange : C’est la SAIEM de Chambéry (aujourd’hui Cristal Habitat, NDLR) qui est à l’origine de ce marché en conception-réalisation. Il s’agissait de créer un bâtiment de bureaux en seulement douze mois, y compris les aménagements intérieurs. Un délai particulièrement court, puisque ce type de bâtiment nécessite habituellement une quinzaine de mois. Pour répondre, nous nous sommes associés à l’entreprise de construction Léon Grosse.

Quels ont été vos choix afin de réduire les délais ?

G. G. : Nous avons retenu le principe d’un bâtiment qui serait le plus possible pré-industrialisé. Pour cela, nous avons fait le choix de panneaux de façades en béton préfabriqué, avec finition brute extérieure et intérieure. Nous avons aussi opté pour deux niveaux de parking en superstructure, et non pas en sous-sol, sur lesquels ont été posés les trois niveaux de bureaux.

Pourquoi avoir privilégié le béton ?

G. G. : En préfabrication, c’est ce qui va le plus vite. D’autre part, l’entreprise Léon Grosse a l’habitude de le travailler. Enfin, le béton nous permettait d’assurer rapidement une qualité de finition. Une fois que les panneaux sont posés, c’est terminé !

Une partie de la façade comporte un motif en pointillés. Que symbolise-t-il ?

Amélie Cabuzel : Pour éviter l’aspect rigide de la finition brute, nous avons souhaité apporter un peu de poésie, de douceur. Comme c’est du pointillisme, cela reste finalement abstrait, et chacun peut imaginer ce qu’il veut : une nuée d’oiseaux dans le ciel, une vigne qui se promène sur le bâtiment…

Était-ce simple à mettre en œuvre ?

A. C. : Nous avons utilisé la technique de l’hydrogommage, qui est assez récente et dont la mise en œuvre est délicate. Le procédé consiste en du sablage avec de l’eau, projeté à haute pression sur un pochoir apposé à la façade au moment du séchage du béton. Pour que ressortent des petits points noirs à la suite de cette abrasion, nous avons mis du vasilgrit, un granulat spécifique, dans la peau extérieure du béton.

Quels sont les autres atouts de cette façade en béton ?

G. G. : Comme ce sont des prémurs déjà isolés, la pénibilité s’en trouve réduite : quand le panneau arrive de l’usine, il ne reste plus qu’à le lever par des grues, le diriger contre la façade, l’associer aux poutres et au plancher. C’est également intéressant d’un point de vue thermique : grâce au béton brut, les murs se chargent en calories froides ou chaudes et tempèrent naturellement l’intérieur du bâtiment.

Le béton est-il un matériau que vous utilisez souvent ?

G. G. : Oui, pour sa richesse d’aspect, de finition, de rendu. Le béton présente une minéralité qui, s’il est bien travaillé, peut être très chaleureuse.
A. C. : Les architectes aiment beaucoup le béton brut pour sa beauté. Avec lui, une façade s’exprime par le matériau.

 


Par Charles Legueltel, le 23/07/2018.