• Qui sommes-nous ?
  • |
  • Newsletter
  • |
  • Contact

Un autre regard sur le béton

  • Décarbonation
    & Environnement
  • Tendances
    & Innovation
  • Architecture
    & Art
  • Construire
    & Aménager
  • Villes
    & Territoires
  • Culture
    Béton
VOIR TOUT >
  • • Béton bas carbone
  • • Économie circulaire
  • • Énergie & Climat
  • • Environnement & Biodiversité
  • • Lutte contre les îlots de chaleur urbains

Le Grand Paris Express recycle ses déblais en granulats pour béton

Le Grand Paris Express recycle ses déblais en granulats pour béton

Sur l’A1, un écopont libère le passage des animaux

Sur l’A1, un écopont libère le passage des animaux

Pylônes électriques : vers un nouveau standard en béton ?

Pylônes électriques : vers un nouveau standard en béton ?
VOIR TOUT >
  • • Matériaux
  • • Procédés

« Nous mesurons l’impact de notre béton dépolluant et drainant à l’échelle urbaine »

« Nous mesurons l’impact de notre béton dépolluant et drainant à l’échelle urbaine »

Le béton s’allège pour la construction modulaire

Le béton s’allège pour la construction modulaire

Une chaussée démontable pleine de promesses

Une chaussée démontable pleine de promesses
VOIR TOUT >
  • • Architecture contemporaine
  • • Art & Design
  • • Paroles d'experts
  • • Trophée Béton

À Massy, le béton rouge donne le ton

À Massy, le béton rouge donne le ton

Renaissance pour le Château Grand-Puy Ducasse

Renaissance pour le Château Grand-Puy Ducasse

36 logements sociaux inspirés de la maison Dom-Ino

36 logements sociaux inspirés de la maison Dom-Ino
VOIR TOUT >
  • • Aménager
  • • Conseils
  • • Construire

« Le béton permet de réaliser des piscines entièrement sur mesure »

« Le béton permet de réaliser des piscines entièrement sur mesure »

Béton décoratif, le révélateur de vos sols !

Béton décoratif, le révélateur de vos sols !

Une villa immaculée face à l’immensité turquoise

Une villa immaculée face à l’immensité turquoise
VOIR TOUT >
  • • Infrastructures & Équipements
  • • Mobilité
  • • Renouvellement urbain

À Espalion, les tout-petits ont trouvé leur cocon

À Espalion, les tout-petits ont trouvé leur cocon

À Lestrem, une traversée urbaine apaisée et un parc ouvert sur la ville

À Lestrem, une traversée urbaine apaisée et un parc ouvert sur la ville

Nouveau PIC d’innovation à Clermont-Ferrand

Nouveau PIC d’innovation à Clermont-Ferrand
VOIR TOUT >
  • • Découvrir
  • • Histoire
  • • Incroyable mais béton
  • • Musées

Terhills : le béton à fleur d’eau

Terhills : le béton à fleur d’eau

Immersion minérale au Jardin des Glaciers

Immersion minérale au Jardin des Glaciers

Le béton à la rescousse de Fort Boyard

Le béton à la rescousse de Fort Boyard
  • Décarbonation
    & Environnement
  • Tendances
    & Innovation
  • Architecture
    & Art
  • Construire
    & Aménager
  • Villes
    & Territoires
  • Culture
    Béton
  • Inscription à la newsletter

Bybeton.fr » Décarbonation & Environnement » Environnement & Biodiversité » Sur l’A1, un écopont libère le passage des animaux

Environnement & Biodiversité

Environnement & Biodiversité : Sur l’A1, un écopont libère le passage des animaux

Depuis trois ans, l’écopont d’Ermenonville (Oise) permet à la faune de franchir l’A1, l’un des axes routiers les plus fréquentés d’Europe. Rien que l’an dernier, plus de 710 mammifères de grande taille, en particulier des cerfs, l’ont emprunté. Un défi écologique en passe d’être emporté, grâce à un ouvrage exceptionnel.

Résumez cet article
sanef EcopontErmenonville

© Fédération des Chasseurs de l’Oise

 

Restaurer la continuité écologique entre les massifs forestiers d’Ermenonville et de Chantilly, soit plus de 15 000 hectares inscrits dans le réseau Natura 2000 : c’est le tour de force réalisé par l’écopont d’Ermenonville, qui a remplacé voilà trois ans un ouvrage existant devenu dysfonctionnel, permettant ainsi à la faune de franchir l’autoroute A1 tout en restaurant des conditions favorables au développement de la flore.

Une année d’inventaires avant les travaux

Pour parvenir à tel résultat, un travail minutieux et de longue haleine a été mené par Sanef, concessionnaire de l’A1, avant même le début du chantier. « Des études environnementales ont notamment porté sur les espèces animales et végétales présentes de part et d’autre de l’autoroute. Il a fallu disposer d’une année complète d’inventaires car certaines ne sont visibles qu’au printemps ou en été. Ces relevés ont permis d’identifier les espèces protégées et les milieux à préserver ou à restaurer », souligne Cédric Durieux, ingénieur environnement chez Sanef. Le projet a été le fruit d’un travail collectif associant les équipes de Sanef à des écologues, des spécialistes de l’environnement, des ingénieurs chargés de la conception de l’ouvrage et des matériaux, ainsi que l’Office national des forêts (ONF), le Cerema, différents partenaires locaux et des acteurs spécialisés dans la biodiversité.

Reconnecter les populations animales

Pour Cédric Durieux, l’utilité de ce nouvel écopont est avant tout de reconnecter les populations animales séparées par l’A1, depuis la microfaune jusqu’aux grands mammifères : « Le cerf est l’animal emblématique que nous ciblons, car c’est une espèce dite ″parapluie″ : s’il accepte de franchir l’ouvrage, cela signifie que les espèces moins exigeantes peuvent également l’emprunter. L’ouvrage est fréquenté par les chevreuils, les sangliers, les renards… L’enjeu est génétique : en reconnectant les populations de part et d’autre de l’autoroute, on favorise leur brassage et on évite leur isolement. C’est particulièrement vrai pour le cerf. Mais l’écopont ne sert pas seulement au déplacement des animaux, il permet aussi de recréer des milieux naturels, notamment les landes caractéristiques des deux massifs forestiers. »

Un accès limité au chantier

Long de 52 mètres et large de 30, l’écopont d’Ermenonville est le plus grand jamais réalisé sur le réseau Sanef. Pilotée par l’ingénieriste Arcadis et réalisée par Bouygues Travaux publics, la construction de cet ouvrage presque entièrement en béton a été rendue complexe par un accès limité au chantier. « Nous avons travaillé au-dessus de l’A1, l’un des axes routiers les plus fréquentés d’Europe avec plus de 90 000 véhicules par jour, tout en disposant de très peu d’accès au site en dehors de l’autoroute elle-même, rappelle Laurent Reinhard, responsable du marché de travaux chez Arcadis. La pose des 48 poutres en béton a nécessité une grue installée à l’arrière des appuis. C’est le seul moment où nous avons dû interrompre la circulation sur l’autoroute. Les coupures étaient possibles uniquement entre 22 heures et 5 heures, ce qui laisse très peu de temps pour installer et utiliser la grue. Il fallait donc être extrêmement efficace. »

Des poutres en béton précontraintes

Sur le plan technique, l’ouvrage est de construction classique, estime le représentant d’Arcadis : « Il s’agit d’un pont à poutres préfabriquées précontraintes par adhérence (PRAD)1 à deux travées de 24,50 mètres et pesant de 25 à 35 tonnes. Le béton des poutres présente une résistance supérieure, de l’ordre de C45/55, mais cela reste un matériau assez classique pour ce type d’ouvrage. Les deux culées et la pile centrale sont fondées sur des pieux descendant à environ 30 mètres de profondeur. Le tablier est en effet rempli d’environ 50 centimètres de sable, ce qui représente une charge importante. »

À l’avenir, d’autres solutions devraient émerger pour ce type d’ouvrage. « Le béton bas carbone se développe rapidement et pourrait devenir à terme la norme, poursuit Laurent Reinhard. Le principal frein reste aujourd’hui le coût, mais l’écart va certainement progressivement se réduire. Quant au mix bois-béton, il se développe également, mais plus progressivement, car nous avons encore besoin de retours d’expérience sur la durabilité et l’entretien de ces structures. Sur un réseau autoroutier, il faut des ouvrages qui restent performants pendant plusieurs décennies et dont les coûts d’entretien sont maîtrisés. »

Des hibernaculums pour reptiles

Après moins de trois années de mise en service, les premiers résultats sont particulièrement encourageants : le passage d’animaux de grande taille, avec plus de 710 traversées en 2025, est trois fois plus important que sur l’ancien pont, et la flore s’est également développée grâce à l’utilisation des techniques de déplaquage2 et de semis, ainsi qu’à l’apport de sable provenant du site ou de carrières proches3. « Cela a permis de faire réapparaître des espèces locales et patrimoniales. Un milieu de lande sèche commence notamment à se développer, et des habitats spécifiques pour la petite faune, notamment des hibernaculums pour les reptiles, ont également été constitués à partir de blocs de grès issus des terrassements du chantier. » Reste maintenant à attendre la fin de l’année 2026 pour voir si le trafic d’animaux sur l’écopont a encore augmenté.

 

(1). Famille de tabliers constitués de poutres en béton préfabriquées en usine, précontraintes par pré-tension. Les armatures de précontrainte sont tendues avant bétonnage, puis l’effort est transmis au béton par adhérence après durcissement. Les poutres sont ensuite posées sur les appuis et solidarisées par un hourdis en béton coulé en place. Dans le cas présent, l’ouvrage est réalisé avec des poutres préfabriquées en T et rectangulaires en rive.

(2). Technique de génie écologique consistant à prélever une portion de végétation avec sa motte de terre et son substrat pour la transférer sur un autre site.

(3). Les déblais du site ont été réutilisés pour les remblais, avec un tri pour conserver le sable en surface. Les apports de sable complémentaire proviennent d’une carrière située à moins de 30 km du chantier, ainsi que du parc Astérix pour retrouver l’aspect « acide » des sables présents sur le site.

Passes à poissons en béton : aloses et anguilles repeuplent le Vidourle

L’écopont d’Ermenonville en chiffres

• 30 m de large, pour 52 m de long (deux travées de 24,50 m) : soit le passage à faune le plus large du réseau à ce jour.
• 48 poutres préfabriquées (24 par travée), livrées en 48 convois exceptionnels. Chaque poutre pèse de 25 à 35 t.
• 8 pieux de 22 m de long sous la pile, et 8 autres de 29 à 33 m de long sous chaque culée.
• 520 m3 de béton pour les fondations profondes, 550 m3 pour les appuis, 650 m3 pour le tablier (hors poutres).
• 220 t d’armatures.


Par Hugues Boulet, le 02/11/2026

En savoir Plus

  • Sur le groupe Sanef
  • Sur les ponts à poutres préfabriquées précontraintes par adhérence (PRAD)
Noter cet article
Peu intéressant
Intéressant
Trés intéressant
Passionnant
Partager cet article

Nos derniers articles

GPE deblais

Le Grand Paris Express recycle ses déblais en granulats pour béton

En savoir plus

©VallonNIMOSdesignPyloneGroupementMatiereRTE

Pylônes électriques : vers un nouveau standard en béton ?

En savoir plus

Caserne Poitiers

Un projet démonstrateur pour le réemploi du béton

En savoir plus

iStock / Boy Wirat

Décarbonation : les défis du CCUS

En savoir plus

©iStock-Aufort Jerome

Seine Bassée : anticiper les risques de crue

En savoir plus

©iStock

Des bétons rafraîchissants pour lutter contre les ICU

En savoir plus

©iStock

À Saint-Denis, Cool Ground rafraîchit la rue Ampère

En savoir plus

0062

Des fondations béton pour la 1re île énergétique au monde

En savoir plus

iStock 1437911233

Îlots de chaleur urbains : comprendre pour concevoir la ville autrement

En savoir plus

iStock 2211087604

Du biochar pour atténuer l’empreinte du béton

En savoir plus

Afficher plus d'articles
  • Qui sommes-nous ?
  • Contact
  • Newsletter
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Plan du site
Retrouvez-nous sur :
Gérer le consentement aux cookies
Afin de vous offrir la navigation la plus adaptée à vos besoins, nous souhaitons utiliser des cookies sur ce site avec votre consentement. En cliquant sur le bouton "Les accepter tous", vous acceptez le dépôt de l’ensemble des cookies, utilisés par notre site internet, sur votre terminal. Ces cookies servent à des fins de suivi statistiques et fonctionnement technique pour améliorer votre visite sur notre site. Vous pouvez les refuser en cliquant sur "Fonctionnels uniquement" ou "Voir les préférences"
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web à des fins de marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}