Le travail de l’empreinte

Le béton offre des possibilités infinies de motifs et de reliefs, grâce à de nombreux types de moules et matrices de reproduction, bien au-delà du simple coffrage en bois. Sa nature originellement liquide permet également d’incorporer des matériaux divers pour obtenir des effets d’incrustations décoratives : métal, verre, coquillages, bois… Lorsqu’il est coulé à l’horizontale, sa surface encore fraîche peut être traitée avec des outils très simples : règles, taloches, brosses, râteaux, rouleaux, moules…

Les traitements chimiques

Les traitements chimiques permettent d’éliminer la couche superficielle du mortier, afin de révéler les granulats constituant le béton. La désactivation, par exemple, consiste à appliquer un retardateur de prise sur le coffrage, avant le coulage. Une fois démoulée, la couche non séchée est nettoyée par lavage, brossage, sablage. Cette technique permet de traiter des surfaces importantes et d’obtenir des motifs d’une grande précision.

Les traitements mécaniques

De nombreux traitements mécaniques sont enfin possibles, sur la surface fraîche ou durcie du béton : lavage au jet d’eau ou brossage, pour mettre en valeur les granulats ; sablage pour éclaircir la surface du matériau et la rendre plus homogène ; grenaillage (projection de particules métalliques) pour une apparence “rugueuse” ; bouchardage (martelage avec des burins à pointes)…
On peut aussi meuler le matériau pour obtenir du béton poli. Il présente alors des surfaces aux caractéristiques et aux qualités proches de celles de la pierre. Le “béton poli marbrier”, lui, est le résultat d’un polissage prolongé, suivi d’un lustrage lui donnant un aspect brillant.


Par Gilles Di Nardo, le 08/09/2016.